Paru au mitan des années 2000, le livre de Max Brooks fut adapté quelques années plus tard au cinéma avec Brad Pitt. World War Z paraît aujourd’hui en jeu vidéo. 

Dès le lancement du jeu, on comprend instantanément que le spectre de Left 4 Dead va planer sur le gameplay général de World War Z. Comme son modèle sorti il y a plus de dix ans, le soft créé par Saber Interactive se joue en coopération avec trois autres partenaires. Tous les niveaux sont accessibles immédiatement et chaque partie dure environ trente minutes. Six classes de combattants sont proposées et une kyrielle d’armes sont aux services des survivants. Sans révolutionner le genre, World War Z se distingue des autres œuvres sur les zombies par son cosmopolitisme et la nature des infectés. L’action se déroule aux quatre coins du monde – plus précisément à New York, Jérusalem, Moscou et Tokyo –, ce qui est un très bon prétexte pour varier les décors et, de ce point de vue-là, c’est réussi. Les développeurs sont parvenus à retranscrire des ambiances vraiment typiques. Le comportement des monstres qui s’agglomèrent en masse tel un fluide est l’autre singularité de World War Z. La quantité phénoménale de créatures hostiles qui s’affichent à l’écran offre de bonnes montées d’adrénaline. Rarement un jeu n’aura donné autant l’occasion aux joueurs de défourailler de si bon cœur. L’action est en flux tendu et demande une grande concentration si on ne veut pas finir dans l’estomac des infectés. Rejouable à volonté, World War Z va mettre à l’épreuve de nombreux gamers.