El Presidente s’est fait désirer pendant cinq années. Le voici fin prêt à diriger d’une main de fer son micro-état paradisiaque. L’argent peut à nouveau couler à flot, particulièrement s’il est en Suisse.

Les city builders (ou simulation de construction de ville) sont généralement des jeux sérieux. Ils sont censés refléter un urbanisme idéal où se mélangent utopies et rêveries de bâtisseurs. Ici, le registre est plutôt de l’ordre de la dystopie loufoque. Le joueur peut laisser parler ses instincts les moins louables en incarnant le dictateur d’une république bananière. Sachant que le totalitarisme n’est qu’un prétexte car il faut, comme dans les autres jeux du même genre, satisfaire la population le mieux possible (c’est qui est un comble pour un despote !) Tropico permet essentiellement des extravagances architecturales et propose tout un lot de situations rocambolesques (argent sale, pot de vin, corruption, etc.) sans être pour autant irrévérencieux. Toutefois, le jeu parvient à être vraiment divertissant, notamment grâce à plus d’une dizaine de scenarii plutôt marrants. Le ton très typique de la série est autant un avantage qu’un défaut. C’est une série unique, mais prisonnière d’un cahier des charges dont il est difficile de s’éloigner, au risque de décevoir les fans. C’est le sixième épisode et l’on sent bien que les développeurs sont assez frileux à l’idée de secouer les principes du gameplay. Ainsi, les nouveautés ne sont pas spectaculaires, la plus visible étant la gestion d’un archipel (au lieu d’une île simple). Cela implique une intendance plus approfondie des ponts et chaussées, les habitants voulant désormais résider à proximité de leur lieu de travail (exigeants ces habitants !)

 

Genre : stratégie / gestion

Éditeur : Kalypso Media

Plateformes : PC, Mac

Sortie : déjà disponible