Fort du succès de son adaptation du roman de Dmitry Glukhovsky (Métro 2035), le studio ukrainien persévère dans la voie du FPS post-apocalyptique avec Metro Exodus.

Localisée en Russie, l’histoire de Metro a le mérite de bouleverser l’hégémonie américaine en ce qui concerne le décor des apocalypses. Cela constitue une curiosité à part entière car la culture post-soviétique irrigue tous les éléments du jeu. À ce titre, c’est un vrai dépaysement. C’est d’autant plus remarquable que cette nouvelle aventure s’extrait du métro moscovite pour explorer les dangereuses steppes alentours. Les créateurs ont mis le paquet pour modéliser des environnements lugubres et menaçants, au point parfois de nous faire éprouver des sentiments antagonistes comme l’effroi avec la fascination ou l’émerveillement avec l’angoisse. Ils ont mis en jeu des composants propres aux jeux de survie, comme la limitation des ressources et un sentiment de vulnérabilité permanent. Au moyen du FPS classique et via un thème très utilisé, le studio 4A Games est parvenu à réaliser un jeu malgré tout original. Il y a un bon équilibre entre action et exploration, milieux confinés et grands espaces, adversaires mutants ou humains. Même l’histoire et les interactions entre les divers personnages sont bien pensées. Metro Exodus fait parti de ces jeux outsider, de ceux qui ne sont pas vraiment attendu, mais qui créent la surprise.

Genre : FPS

Éditeur : 4A Games / Deep Silver

Plateformes : PS4, Xbox One, PC

Sortie : déjà disponible