Voici quatorze ans que le premier volet a vu le jour via l’éditeur Eidos Interactive, aujourd’hui disparu. C’est assez étonnant qu’un jeu tel que Just Cause n’en soit qu’à son quatrième épisode.

Just Cause n’a jamais été une référence, que ce soit du point de vue du gameplay ou du graphisme. Mais Rico Rodriguez (le protagoniste) fait tranquillement son bout de chemin depuis toutes ces années sur les consoles et continue de libérer les peuples de l’oppression des très très méchants. Initialement, la tonalité du jeu tendait plutôt vers le premier degré mais, à chaque nouvelle sortie, les développeurs ont fait preuve d’une certaine dose d’humour, finissant par faire fi de toute considération réaliste. De héraut de l’insurrection façon Che Guevara (l’iconographie de la première jaquette ne laissait aucun doute), le personnage principal est devenu un super héros des révolutions. Ses capacités à se mouvoir dans l’espace et sa puissance de destruction n’ont rien à envier aux bipèdes à cape qui inondent les écrans de cinéma : aujourd’hui, le but du jeu est essentiellement de tout faire péter. Les créateurs ont imaginé tout un tas de dispositifs pour laisser parler la créativité des joueurs. C’est fou tout ce qu’on peut faire avec un grappin ! À condition que celui-ci défie toutes les lois de la logique et de la physique… La plus grande satisfaction dans Just Cause est de créer des réactions en chaîne dévastatrices, partant d’un simple baril inflammable pour finir en une gigantesque explosion. Le jeu est donc une véritable réussite, le foutoir général de ce bac à sable géant est franchement divertissant. Toutefois, pour bien l’apprécier, il ne faut s’attarder ni sur la narration ni sur les nombreux bugs.

 

GENRE : action

ÉDITEUR : Square Enix / Avalanche Studios

PLATEFORMES : PS4, Xbox One, PC

SORTIE : déjà disponible