Cela fait quelques années que les jeux édités par Sony en exclusivité sur sa console font preuve d’une grande qualité. De Horizon Zero Dawn à Spider Man en passant par God of War, chaque nouvelle sortie nous met en appétit. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’une nouvelle licence ! 

Zombies, héros blanc, USA, monde ouvert post-apocalyptique, RPG : tous ces mots-clés servent à décrire la plupart des grosses productions vidéoludiques sorties ces derniers temps. Autant dire que les développeurs ont intérêt à ramer fermement s’ils veulent que leur création sorte du lot. Quelle est donc la particularité de Days Gone pour donner aux joueurs l’envie de se plonger dans ce nouvel univers ? Pour commencer, le jeu est beau et ses panoramas montagneux incitent à l’exploration. Ensuite, les combats sont bien ajustés, pouvant être épiques quand on se retrouve face à une horde de monstre ou tendus pendant les phases d’infiltration. L’aspect survie tient bien la route aussi. La nécessité de trouver toute sorte de fournitures maintient le joueur en éveil et les sentiments de frustration et de satisfaction sont bien équilibrés. Toutefois, le gameplay souffre de quelques problèmes de réglage, comme la gestion de l’essence pour la moto qui devient fastidieuse à la longue, les armes blanches qui sont beaucoup trop fragiles pour être crédibles ou bien un cycle jour-nuit excessivement rapide. De nombreux bugs viennent enfin entacher l’expérience de jeu – espérons que les mises à jour ne se feront pas trop attendre… Heureusement, tous ces problèmes n’arrivent pas à gâcher le plaisir : l’énergie du jeu nous pousse sans arrêt à vouloir continuer. En fait, son principal défaut est probablement d’être sorti un peu tard. Alors que le zombie était un sous-genre de la pop culture, il devient aujourd’hui une figure surreprésentée dans le jeu vidéo. Il y en a tellement que l’indigestion guette les gamers. Ce n’est plus les personnages de ces jeux qui devront lutter pour exister, mais les éditeurs.